Santé
Décryptage

Le Plan Blanc, un dispositif qui a montré son efficacité lors des attentats de Paris

par La rédaction - le 25/11/2016

Plan Blanc, Plan Blanc élargi, Plan ARAMIS : le point sur les dispositifs d’urgence à disposition des acteurs de la santé face au risque d’attentat.

La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 met à la charge des établissements de santé une obligation d’élaborer un Plan Blanc. Ce plan d’accueil massif est prévu par un décret d’application du 30 décembre 2005, qui définit la « posture » des établissements de santé en contexte de « tension », de gestion de crise. Le Plan Blanc permet d’organiser les moyens humains et matériels afin de prendre en charge très rapidement un très grand nombre de victimes.

Dans les faits, ce dispositif peut être mis en branle dans de multiple situations, qu’il s’agisse de faire face à une épidémie de grippe, d’une panne électrique de grande ampleur comme celle intervenue dans la journée du 23 septembre 2016 au CHU de Pontoise, qui a nécessité la mobilisation de cinq autres établissements pour continuer à accueillir les patients dans de bonnes conditions, ou de la série d’attaques terroristes du vendredi 13 novembre 2015, avec de très nombreuses victimes en urgence absolue.

Plan Blanc et Plan Blanc élargi

La circulaire d’application du 14 septembre 2006 précise les modalités de mise en œuvre de cette politique hospitalière de crise : Plans Blancs des établissements de santé et Plans Blancs élargis. Le Plan Blanc élargi, qui correspond à l’ancien Schéma départemental des plans blancs, définit au niveau du département la coordination entre les structures ou acteurs de santé susceptibles d’intervenir, leur rôle, les modalités de leur mobilisation et les moyens de coordination de leurs interventions respectives. Il s’agit de pouvoir mobiliser l’ensemble du système de santé et des professionnels des établissements de soins en réponse à un état d’urgence et de menaces. Le Plan Blanc élargi permet de coordonner l’intervention de l’ensemble des établissements de santé. Le transport et la répartition des victimes s’effectuent selon leurs besoins et en fonction des places disponibles.

Si nécessaire, certaines activités sont déprogrammées, et certains patients sont transférés vers d’autres établissements pour augmenter le nombre de lits disponibles pour les cas d’urgence. Des renforts de personnels peuvent être demandés. Le 13 novembre, les équipes de l’AP-HP ont été rejointes par les médecins et soignants libéraux qui sont spontanément venus les soutenir.

Le Plan ARAMIS

En soutien des pouvoirs publics, la Croix-Rouge française intervient lors de la survenue d’une catastrophe, notamment dans le cadre du plan ARAMIS (plan d’actions régional sur accidents multi-sites avec interventions spécifiques). Le plan ARAMIS pare au risque de sur-accident potentiel suite à un événement sur un site, à la possibilité de voir surgir plusieurs incidents en simultané sur plusieurs sites et à l’éventualité d’une interruption des moyens de télécommunication usuels.

C’est dans cette optique, que des secouristes de l’unité locale ont répondu présents lors des attentats de Paris le 13 novembre 2015. La Croix-Rouge est intervenue le soir même en Ile-de-France et plus de 300 volontaires ont intégré et renforcé des actions mises en œuvre par les pouvoirs publics. Ils ont intégré les centres d’accueil et de soutien psychologique mis en place à l’Hôtel-Dieu et au sein de la Mairie du XIème arrondissement ainsi que la cellule téléphonique du Ministère des Affaires étrangères et la cellule d’information de la préfecture de Police.

La rédaction

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