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Les réformes à venir

par La rédaction - le 12/03/2018

Financement, formation, parcours de soin entre hôpital et médecine de ville, e-médecine : le Gouvernement appelle à un vaste plan de réforme.

Le coup d’envoi de la transformation de notre système de santé a été donné par le chef du Gouvernement, Edouard Philippe le 13 février dernier. Au programme une enveloppe de 100 millions d’euros pour une réforme « globale, cohérente, méthodique » selon les mots du Premier ministre. Pour ce faire, une série de concertations devraient être menées de mars à mai. Pour étayer sa réflexion, le Gouvernement pourra s’appuyer sur le Livre Blanc présenté par le président du Conseil national de l’Ordre des médecins pour la réforme du système de santé. La vaste consultation à l’origine de ce Livre Blanc a débouché sur 10 propositions dont l’objectif est de revoir en profondeur l’organisation des soins en France. Parmi les propositions : instauration de la démocratie sanitaire à tous les niveaux territoriaux et la réforme du numerus clausus pour une meilleure adaptation aux besoins des territoires.

Réformer la tarification

Dans la ligne de mire du Gouvernement, la tarification à l’acte. Le Gouvernement devrait acter la promesse du Président de la République de plafonner à 50 % la tarification à l’activité des hôpitaux. Cette réforme de la tarification devrait s’étendre aux médecins libéraux et aux paramédicaux libéraux. Plusieurs modèles alternatifs de financement devraient être proposés d’ici 2019. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a de son côté déjà annoncé son intention de revoir les actes inutiles qui pourraient représenter jusqu’à 30 % des dépenses de l’assurance-maladie. Enfin des indicateurs de qualité des parcours de sois des patients devraient être mis en place par la Haute Autorité de Santé. Des indicateurs destinés à mesurer la satisfaction des usagers devraient également être mis en place.

Priorité au numérique

Enfin, le virage vers l’ambulatoire déjà opéré pour la chirurgie devrait être étendu à d’autres spécialités. Autre axe de réforme : continuer à travailler sur les regroupements d’hôpitaux. « Accélérer le virage numérique » d’ici 2022, avec la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions cette ambition n’est pas nouvelle, mais le cap est maintenu et cet effort d’investissement devrait être facilité par les 5 milliards d’euros affectés à cet effet en octobre dernier. Cette réforme devrait permettre de généraliser le dossier médical partager et de développer les actes de télémédecine.

Repenser la formation

Outre le service sanitaire qui devrait être mis en place pour les étudiants en médecine, leur formation devrait aussi être revue. Convient-il d’augmenter le numerus clausus, d’augmenter le nombre d’étudiants en deuxième année ou de le moduler en fonction des différentes facultés : plusieurs pistes s’ouvrent pour le législateur. Le Premier ministre a en tout cas  exprimé sans ambiguïté sa volonté d’éviter « l’effroyable gâchis de la première année ». Les épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat pourraient également être revues.

La rédaction

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