Fonds
Décryptage

SICAV, FCP, OPCVM, SCPI, FCPI, FCPR… Le point !

par La rédaction - le 18/01/2013

SICAV-FCP-OPCVM-SCPI-FCPI-FCPR

SICAV, FCP, OPCVM, SCPI, FCPI, FCPR… Vous êtes perdu(e) ? Fiducée Gestion Privée vous éclaire.

OPCVM
Les organismes de placement collectif de valeurs mobilières désignent des fonds d’investissement représentés par deux grandes familles : les SICAV et les FCP. Leur but : permettre à tout investisseur de confier ses capitaux à des professionnels investissant en leur nom dans une ou plusieurs classes d’actifs, par le biais de différentes stratégies ou techniques de gestion.

On distingue six familles d’OPCVM généraux : monétaires, obligataires, actions, à fonds alternatifs, de fonds à formule, diversifiés. Cette classification est établie sur la base de la nature des fonds gérés.

Parmi les avantages des OPCVM : la diversification du fonds investi dans de nombreux titres, une gestion professionnelle pour une plus grande expertise, un minimum d’investissement relativement bas (quelques euros pour certains), un réinvestissement automatique, et ce à travers un large choix, avec plus de 32 000 parts de fonds commercialisés en France.

La SICAV et le FCP sont deux sous catégories de l’OPCVM. La principale différence repose sur la nature juridique. La société d’investissement à capital variable (SICAV) désigne une société disposant d’une personnalité juridique propre et d’un conseil d’administration. Elle peut gérer ses actifs seule ou en déléguer la gestion à une société de gestion de portefeuille agréée. Le fonds commun de placement (FCP) désigne un portefeuille de valeurs mobilières en copropriété diversifiées ou spécialisées dans un secteur particulier mais qui n’a pas de personnalité juridique.

La différence de nature juridique n’a pour l’investisseur que peu de d’intérêt.

 

SCPI
Une société civile de placement immobilier désigne une structure de placement collectif dont l’objet est l’acquisition et la gestion d’un patrimoine immobilier. Le principe : investir dans de l’immobilier par l’intermédiaire et à travers une société de gestion. Plusieurs possibilités d’acquisition existent :

  • vous êtes directement propriétaire de parts de SCPI en pleine propriété ou en démembrement de propriété grâce à une acquisition cash ou par un emprunt (voire à l’intérieur d’un SCI) ;
  • par l’intermédiaire de votre contrat d’assurance-vie, vous bénéficiez d’une alternative au fonds euros et d’une fiscalité plus favorable pour l’immobilier de rendement.

Il convient de déterminer deux sous-catégories, à savoir les SCPI dites “de défiscalisation” et celles dites de rendement :

  • la première investit sur de l’immobilier d’habitation éligible au dispositif d’optimisation fiscale “Malraux”, “de Robien” ou encore “Scellier” ;
  • la seconde investit dans l’immobilier de rendement comme l’immobilier de bureau, de commerce et éventuellement d’habitation.

Couramment utilisée pour désigner les parts de SCPI, l’expression « Pierre Papier » renvoie au fait que l’investisseur détient de l’immobilier sous forme de parts (du papier) et non pas de l’immobilier en direct (de la pierre) tout en bénéficiant d’une gestion professionnelle sur parc immobilier mutualisé sans contraintes et sans absence de loyers (vacances locatives, impayés, travaux d’entretien…)

L’OPCVM, la SICAV, le FCP, la SCPI sont communément appelés unités de compte (UC), contrairement au fonds euros, lorsqu’ils sont éligibles sur des contrats d’assurance-vie ou de capitalisation.

 

FCPR
Un fonds commun de placement (FCP) est un organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM ; ). Le FCP est dit « à risques » lorsqu’il a pour objet d’investir les fonds collectés dans des sociétés non cotées. Les souscriptions de parts de FCPR donnent droit à des avantages fiscaux particuliers.

 

FCPI
Tout comme les FIP (fonds d’investissement de proximité), les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), déclinaisons du FCPR, représentent une solution simple pour faire baisser les montant de vos impôts (IR ou ISF).

  • Les FIP doivent avoir un actif constitué, pour 60 % au moins, de titres financiers, parts de société à responsabilité limitée et avances en compte courant, dont au moins 20 % dans de nouvelles entreprises exerçant leur activité ou juridiquement constituées depuis moins de 8 ans.
  • En outre, la zone géographique choisie par le fonds est limitée à trois régions limitrophes. L’actif du fonds ne peut pas être non plus constitué à plus de 50 % de titres, parts de sociétés ou avances en compte courant de sociétés exerçant leur activité dans une même région.
  • Les FCPI sont constitués pour 60 % au moins de titres financiers, de parts de SARL et d’avances en compte courant, de sociétés considérées comme innovantes.

Destinés à favoriser le développement d’entreprises de taille moyenne (PME) innovante ou de proximité, ces fonds permettent de bénéficier :

  • d’une réduction d’impôts sur le revenu de 18 % des sommes placées, dans la limite de 12 000 euros investis pour une personne seule (le double pour un couple marié) ;
  • d’une réduction ISF, de 50% du montant investi dans la limite de 36 000 euros.

L’économie d’impôt est soumise à deux conditions :

  • la société de gestion du fond doit avoir investi au moins 60 % de son actif dans les entreprises éligibles ;
  • le souscripteur doit garder ses parts au minimum cinq ans. S’ils sont cédés avant ce terme, le particulier doit rembourser l’avantage fiscal à l’État. Parmi les exceptions à cette obligation : l’économie d’impôt n’est pas perdue si la vente fait suite à un décès, licenciement, ou une invalidité du souscripteur.

On notera par ailleurs les points suivants :

  • produits distribués exonérés : si l’ensemble des conditions propres à chacun des fonds sont respectés, les revenus sont exonérés ;
  • plus-values de cession de parts : en cas de rachat ou cession de parts après l’expiration de la période couverte par l’engagement de conservation des parts, les plus-values sont exonérées. À défaut, elles sont taxées à 19 % ;
  • prélèvements sociaux : les produits générés par le fonds et les gains de cession sont soumis aux prélèvements sociaux. Ces derniers sont directement prélevés à la source et ne sont pas déductibles de l’impôt sur le revenu.

Vous y voyez désormais plus clair ? Pour bénéficier d’une information et d’un accompagnement personnalisés, contactez votre expert indépendant du réseau Fiducée Gestion Privée.

Crédit photo : Flickr_Valerie Everett

La rédaction

Voir tous ses articles

Financement participatif
SCPI

SCPI : la séduction opère toujours

L’engouement pour les SCPI ne se dément pas, en attestent les records de collecte constatés au premier semestre 2017. La …

Actus

Lire la suite