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Les pièges quand on investit seul

par La rédaction - le 28/08/2015

La déroute des marchés financiers sur la fin du mois août 2015 rappelle qu’un investisseur particulier qui agit seul doit avoir les nerfs bien solides. S’il agit seul il peut tomber dans des pièges qui peuvent coûter lui cher.

 

Un particulier qui investit en bourse, doit le faire à la condition de maîtriser un minimum les concepts économiques et surtout de bien connaître les activités des entreprises qui retiennent son attention. Sans quoi, il est file droit vers des déconvenues financières. Mais même avec cette précaution, il faut savoir anticiper, réagir à bon escient, aux évènements qui animent les séances. Et à commencer par la volatilité ! Face cette propension d’une action, d’un taux ou d’une matière première par exemple, à varier fortement d’une séance à une autre, comme le lundi 24 août et mardi 25 août, le particulier dispose peu d’armes pour résister à un retournement de tendance erratique : les ordres automatiques, comme les ordres à seuil de déclenchement ou « ordre stop ». Ils permettent de fixer un cours à partir duquel le particulier souhaite acheter ou vendre à l’avance. La difficulté tient au seuil à fixer pour éviter de vendre inutilement, un peu comme pendant la journée du 24 août. Un art subtil que l’on acquière qu’après quelques déconvenues. Et comme à chaque fois qu’un ordre est exécuté, il entraîne des frais de courtage. Les frais peuvent vite effacer les gains le cas échéant.

 

Volatilité vs illiquidité

Pour éviter cela, le particulier peut être tenté de s’orienter vers une valeur peu volatile, autrement dit une valeur qui peut être le moment venu peu liquide. C’est un autre danger pour lui. Le manque de liquidité prend plus difficile la cession des actions, sauf si elles ont un contrat d’animation. Dans tous les cas, il est assez compliqué de vendre au prix souhaité. Moins il y a d’acheteurs intéressés, moins il existe de chances d’en trouver un acceptant ce prix proposé. C’est l’acheteur qui fixe le prix, le vendeur subit. Du coup, en pareil contexte, plus que dans d’autres, il vaut éviter de suragir à une rumeur. La difficulté pour un particulier est savoir jugé si c’est une rumeur ou une information qui va se vérifier. Seuls des particuliers aguerris peuvent au fil du temps éliminés les rumeurs farfelues et accorder de la confiance à d’autres, sans garanti d’avoir évité l’intox.

 

Les variations prévisibles

Le particulier se doit, bien sûr, de suivre l’actualité des valeurs où il investit, pour au moins connaître les grands rendez-vous de l’année comme la publication de résultats et les opérations financières telles que le versement de dividende, le rachat d’actions ou l’augmentation de capital. Dans tous ces cas, il y a un impact mécanique sur le cours. Le jour du versement de dividende d’un titre, il faut s’attendre à une baisse du titre dans des proportions assez proche de la valeur du montant versé. Le rachat d’actions entraînant une rareté de titres, le titre reste stable ou augmente. A l’inverse, une augmentation de capital va dans un second temps dilué le nombre de titres donc le titre va avoir tendance à baisser, toute proportion gardée, après avoir augmenté pour rejoindre la valeur des nouvelles actions émises. Bref, les pièges ne manquent pas pour qui se montre distrait.

La rédaction

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